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1.Une bonne façon de véhiculer les valeurs de son entreprise

Les questions de diversité et d’inclusion sont plus présentes que jamais au sein des entreprises et des organismes au Québec. La langue française est vivante et l’écriture suit l’évolution de la société dans laquelle on vit…

De ce fait, de plus en plus de gestionnaires et de spécialistes de la communication sont appelé.e.s à prendre position au sein de leur organisation au sujet de l’écriture inclusive. Comme la société montre une ouverture grandissante à la diversité de genre, les entreprises ont intérêt à se mettre au diapason! Afin de manifester concrètement leur engagement en la matière et de montrer leur volonté sincère à rendre visibles les femmes et les personnes non binaires, bon nombre d’entreprises gagnent à adopter des stratégies de féminisation ou d’épicénisation, par exemple.

Le fait de véhiculer des valeurs de diversité et d’inclusion leur permettra, entre autres, d’élargir leur auditoire, d’augmenter leur pouvoir d’attraction auprès de nombreuses clientèles et de se démarquer de la concurrence. Pensez-y, une offre d’emploi rédigée en employant le masculin générique pourrait rebuter certaines personnes candidates au profil intéressant!

 2.Une question d’égalité

Il n’est pas rare de lire dans de nombreuses communications écrites que « l’usage du masculin générique dans ce document a pour unique but d’alléger le texte ». Cela dit, l’utilisation de ce type de note explicative est de plus en plus déconseillée. Pourquoi cela? L’adoption du masculin comme « genre neutre » échoue généralement à assurer une visibilité et une représentation juste des femmes et des personnes non binaires. D’ailleurs, plusieurs études[1] montrent que l’emploi du masculin générique perpétue les stéréotypes androcentriques. Pencher du côté du « c’est le masculin l’emporte », c’est offrir une vision du monde où les femmes et les personnes de la diversité de genre sont invisibilisées.

L’écriture inclusive permet, à l’inverse, de rendre compte d’une société dans laquelle les femmes et les personnes non binaires prennent leur place. De ce fait, l’Office de la langue française « privilégie plutôt le recours aux diverses possibilités qu’offrent la féminisation lexicale et la rédaction épicène […][2] ».

Adopter l’écriture inclusive, c’est donc veiller à atteindre une pleine égalité des genres dans les communications écrites de votre entreprise ou organisation. Une gamme de stratégies d’écriture existe et permet de s’adapter à chaque contexte de communication. La rédaction épicène, notamment, permet de produire un texte non sexiste sans « alourdir » le texte.

3.De plus en plus de ressources et d’outils sont offerts pour adopter l’écriture inclusive

Plusieurs outils sont mis à la disposition des gestionnaires et de leur personnel afin d’adopter des stratégies d’écriture inclusive dans leurs communications écrites.

Des questions vous taraudent au sujet de l’écriture inclusive? Vous ne savez pas par où commencer ou comment adapter vos écrits? Laissez-nous le soin de vous aider, contactez-nous!

[1] Pat K. Chew & Lauren K. Kelley-Chew, “Subtly Sexist Language” (2007) 16:3 Columbia Journal of Gender and Law 643 ; Kristina Lagasse, “Language, Gender and Louisiana Law : Removing Gender Bias from the Louisiana Civil Code” (2018) 63 Loyola Law Review 187, aux pp. 188-189, 193-199; etc.

[2] https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/24015/la-redaction-et-la-communication/feminisation-et-redaction-epicene/foire-aux-questions-sur-la-feminisation-lexicale-et-la-redaction-epicene

*Photo de Steffen B. sur Unsplash